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MOURIR N'EST PAS DISPARAITRE

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CONTENU :

Il faut vivre dans une société où on peut parler de la mort. Celle ci est devenue un véritable tabou, au moment où le lieu pour mourir est passé du domicile à l’hôpital en 1980.
Le savoir faire ancestral de la famille s’est perdu au bénéfice des médecins tout puissants qui se sont mis à gérer la mort devenue simplement un acte technique délicat.
De nombreux signes montrent pourtant que le thème est loin de désintéresser les proches : A Marseille un directeur d’hôpital a envoyé à un artiste une demande de chambre funéraire où les familles puissent se recueillir, en 2000.
De nombreux artistes aujourd’hui comme le chorégraphe Dominique BUGOUET ou le collectif « Merci » ont fait de la mort, le centre de leurs créations, tandis que de nombreux livres l’évoquent à partir de la disparition d’un être cher, quel qu’il soit.
Ce sont les malades du Sida qui en 1980, ont demandé à ce que le silence soit supprimé, qu’il y ait l’existence de groupes de paroles au sein même des hôpitaux et qu’enfin l’on crée des unités de soins palliatifs à visée non thérapeutique mais de protection des patients et de leurs proches.
Il est important de bien expliquer à chacun que la mort est un instant de la vie, et non un épouvantable échec médical.
Beaucoup de thérapeutes ont ainsi évolué :
« Devant un malade qui est décédé, je suis devant la fin d’un cycle disent-ils Il y aurait échec si nous n’avions pas tout fait pour la guérison… »
Ainsi depuis 1999 tous les hôpitaux doivent tenter d’avoir des structures de soins palliatifs, tandis que des congés d’accompagnement se mettent en place depuis l’an 2000 pour les proches des personnes en phase terminale.
Il est important de rappeler tous ces éléments en sachant que chacun a son rythme, pour pleurer, vivre son deuil.
Il est inutile de le bousculer, de vouloir à tout prix le ramener à une vie dite normale. ce serait manquer de respect à son égard et galvauder l’expression « travail de deuil ».
Enfin pour préparer sa propre mort, il est nécessaire d’être en paix avec la vie. De puiser foi et espérance en soi même, dans l’entourage, dans les rites religieux ou non.
Pour aider autrui une relation de confiance doit être instaurée, comme les simples actes quotidiens : décrocher son téléphone, faire un déplacement ou envoyer une lettre, ranger ses affaires, rattraper son retard, savoir se distraire et se reposer.
Porter en soi des lots ou des images que la personne à inspirés et qui aujourd’hui malheureusement n’est plus là…
N’oublions pas que les conférences sur le deuil, destinées aux anonymes font salle comble, et que ces dernières sont devenues obligatoires dans la formation continue des médecins...
On tente de réintégrer peu à peu la mort dans la vie.
 
Elisabeth DOLARD, Docteur en droit, licenciée ès lettres, et diplômée de l’Institut de Sciences politique et de l’Institut de criminologie s’est passionnée pour les études. Elle s’engage maintenant dans l’écriture en espérant que les lecteurs inconnus d’aujourd’hui seront les amis de demain !

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18,96 €

9782747217729

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Il faut vivre dans une société où on peut parler de la mort. Celle ci est devenue un véritable tabou, au moment où le lieu pour mourir est passé du domicile à l’hôpital en 1980.
Le savoir faire ancestral de la famille s’est perdu au bénéfice des médecins tout puissants qui se sont mis à gérer la mort devenue simplement un acte technique délicat.
De nombreux signes montrent pourtant que le thème est loin de désintéresser les proches : A Marseille un directeur d’hôpital a envoyé à un artiste une demande de chambre funéraire où les familles puissent se recueillir, en 2000.
De nombreux artistes aujourd’hui comme le chorégraphe Dominique BUGOUET ou le collectif « Merci » ont fait de la mort, le centre de leurs créations, tandis que de nombreux livres l’évoquent à partir de la disparition d’un être cher, quel qu’il soit.
Ce sont les malades du Sida qui en 1980, ont demandé à ce que le silence soit supprimé, qu’il y ait l’existence de groupes de paroles au sein même des hôpitaux et qu’enfin l’on crée des unités de soins palliatifs à visée non thérapeutique mais de protection des patients et de leurs proches.
Il est important de bien expliquer à chacun que la mort est un instant de la vie, et non un épouvantable échec médical.
Beaucoup de thérapeutes ont ainsi évolué :
« Devant un malade qui est décédé, je suis devant la fin d’un cycle disent-ils Il y aurait échec si nous n’avions pas tout fait pour la guérison… »
Ainsi depuis 1999 tous les hôpitaux doivent tenter d’avoir des structures de soins palliatifs, tandis que des congés d’accompagnement se mettent en place depuis l’an 2000 pour les proches des personnes en phase terminale.
Il est important de rappeler tous ces éléments en sachant que chacun a son rythme, pour pleurer, vivre son deuil.
Il est inutile de le bousculer, de vouloir à tout prix le ramener à une vie dite normale. ce serait manquer de respect à son égard et galvauder l’expression « travail de deuil ».
Enfin pour préparer sa propre mort, il est nécessaire d’être en paix avec la vie. De puiser foi et espérance en soi même, dans l’entourage, dans les rites religieux ou non.
Pour aider autrui une relation de confiance doit être instaurée, comme les simples actes quotidiens : décrocher son téléphone, faire un déplacement ou envoyer une lettre, ranger ses affaires, rattraper son retard, savoir se distraire et se reposer.
Porter en soi des lots ou des images que la personne à inspirés et qui aujourd’hui malheureusement n’est plus là…
N’oublions pas que les conférences sur le deuil, destinées aux anonymes font salle comble, et que ces dernières sont devenues obligatoires dans la formation continue des médecins...
On tente de réintégrer peu à peu la mort dans la vie.
 
Elisabeth DOLARD, Docteur en droit, licenciée ès lettres, et diplômée de l’Institut de Sciences politique et de l’Institut de criminologie s’est passionnée pour les études. Elle s’engage maintenant dans l’écriture en espérant que les lecteurs inconnus d’aujourd’hui seront les amis de demain !

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Il faut vivre dans une société où on peut parler de la mort. Celle ci est devenue un véritable tabou, au moment où le lieu pour mourir est passé du domicile à l’hôpital en 1980.
Le savoir faire ancestral de la famille s’est perdu au bénéfice des médecins tout puissants qui se sont mis à gérer la mort devenue simplement un acte technique délicat.
De nombreux signes montrent pourtant que le thème est loin de désintéresser les proches : A Marseille un directeur d’hôpital a envoyé à un artiste une demande de chambre funéraire où les familles puissent se recueillir, en 2000.
De nombreux artistes aujourd’hui comme le chorégraphe Dominique BUGOUET ou le collectif « Merci » ont fait de la mort, le centre de leurs créations, tandis que de nombreux livres l’évoquent à partir de la disparition d’un être cher, quel qu’il soit.
Ce sont les malades du Sida qui en 1980, ont demandé à ce que le silence soit supprimé, qu’il y ait l’existence de groupes de paroles au sein même des hôpitaux et qu’enfin l’on crée des unités de soins palliatifs à visée non thérapeutique mais de protection des patients et de leurs proches.
Il est important de bien expliquer à chacun que la mort est un instant de la vie, et non un épouvantable échec médical.
Beaucoup de thérapeutes ont ainsi évolué :
« Devant un malade qui est décédé, je suis devant la fin d’un cycle disent-ils Il y aurait échec si nous n’avions pas tout fait pour la guérison… »
Ainsi depuis 1999 tous les hôpitaux doivent tenter d’avoir des structures de soins palliatifs, tandis que des congés d’accompagnement se mettent en place depuis l’an 2000 pour les proches des personnes en phase terminale.
Il est important de rappeler tous ces éléments en sachant que chacun a son rythme, pour pleurer, vivre son deuil.
Il est inutile de le bousculer, de vouloir à tout prix le ramener à une vie dite normale. ce serait manquer de respect à son égard et galvauder l’expression « travail de deuil ».
Enfin pour préparer sa propre mort, il est nécessaire d’être en paix avec la vie. De puiser foi et espérance en soi même, dans l’entourage, dans les rites religieux ou non.
Pour aider autrui une relation de confiance doit être instaurée, comme les simples actes quotidiens : décrocher son téléphone, faire un déplacement ou envoyer une lettre, ranger ses affaires, rattraper son retard, savoir se distraire et se reposer.
Porter en soi des lots ou des images que la personne à inspirés et qui aujourd’hui malheureusement n’est plus là…
N’oublions pas que les conférences sur le deuil, destinées aux anonymes font salle comble, et que ces dernières sont devenues obligatoires dans la formation continue des médecins...
On tente de réintégrer peu à peu la mort dans la vie.
 
Elisabeth DOLARD, Docteur en droit, licenciée ès lettres, et diplômée de l’Institut de Sciences politique et de l’Institut de criminologie s’est passionnée pour les études. Elle s’engage maintenant dans l’écriture en espérant que les lecteurs inconnus d’aujourd’hui seront les amis de demain !

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